beaucoup de mouvements dans un bureau

beaucoup de mouvements dans un bureau
Le soir venu, Harry alla directement à la table des professeurs, sans prendre le temps d'aller parler à Ron ou à Hermione. La pensée de Ginny entrelacée avec un autre homme le faisait mourir de rage. Comment avait-elle osé ? Juste par provocation, elle avait embrassé ce type ! C'était vraiment une ...
Soudain Harry s'aperçut qu'il était déjà dans la Grande Salle sans même avoir eut l'impression d'avancer. Il fit quelques pas vers la table des professeurs puis, s'arrêta net. Le nom de Ginny avait effleuré ses oreilles. Déconcerté, il tourna la tête et vit Michel Corner, en grande discussion avec lui ; ce ridicule petit blond avec son air prétentieux et arrogant. Et bien que le jeune professeur dut avouer que ses dernière paroles étaient totalement fausse ou presque (puisque ses cheveux étaient réellement blond). Cela ne l'empêcha pas d'entendre distinctement qu'il avait touché sa petite amie à un endroit qu'Harry jugea comme déplaisant. Se rappelant que le règlement interdisait ce type de gestes, Harry appela le blond avec un « Et, toi ? », après la réponse timide « m ...moi », Harry reprit la parole :
_Quel est ton nom ?
_Denis ! Denis Roden ! Et toi, tu es Harry Potter, n'est-ce pas ? Ravi de te rencontrer.
Et sur ces mots, il lui tendit la main dans l'espérance de la voir serrer mais en vain. Visiblement, il essayait de se moquer de lui.
_Il se trouve que je suis professeur, et que tu dois me vouvoyer et m'appeler « monsieur ». Cela fera déjà trois heures de retenus !
_QUOI !?
_Pardon, quatre.
_...
_Je te pris maintenant de me suivre dans mon bureau.
Et sans rajouter un mot, il quitta la pièce avec Denis sur ses talons. Les yeux de tous les élèves étaient posés sur Harry et Denis mais le jeune professeur les ignora comme il ignora le grand « bonjour ! » de Nick-quasis-sans-tête.
Quand ils arrivèrent devant le bureau, le propriétaire l'ouvrit, et laissa entrer Denis, ayant la tête baissée, au grand plaisir d'Harry.
__Connais-tu le règlement ? Questionna Harry après s'être assis lentement dans son fauteuil, un sourire féroce se dessinant sur son visage.
_Dans ce cas, de quoi parle l'article six, Roden ?
_...
_Je vois, murmura Harry d'un ton de plus en plus méprisant. Sache, Roden, que l'article six du règlement parle des relations garçons-filles.
_Et ?
Un silence soudain se forma. Sans doute Denis aperçut le regard noir que lui lança son professeur puisqu'il s'empressa d'ajouter :
_Monsieur ?
_Et, je ne pense pas que tu ais respecté cette partie du règlement.
_Comment pouvez-vous le savoir, monsieur ? Répliqua Denis en accentuant particulièrement sur les deux dernières syllabes.
_En ayant entendu ta conversation, Roden, répondit Harry en faisant la même chose.
_Les murs ont des oreilles !
_Et ils s'en servent très bien.
_Et comment pouvez-vous être sûr que je ne mentais pas, professeur ?
_Mais c'est ce que nous allons vérifier. Lève-toi et regarde moi dans les yeux.

Malgré son étonnement, il s'exécuta, Harry se concentra et prononça :
_Legilimens.
Tout à coup, il vit Ginny, embrassant Denis qui laissait glisser sa main, plus bas, plus bas, puis la remonta après l'avoir passé sous la robe de sorcière, et encore plus haut. A ce moment, sans même y songer Harry brandit sa baguette et cria :
_Stupefix.

Roden fut éjecté dans un bond de deux mètres, s'arrêtant avec l'aide d'une armoire aux angles meurtriers. Une fois la poussière dissipée, Harry eut un léger cri d'horreur : la salle était complètement dévastée, les carreaux des vitres éclatés, les meubles renversés, des livres et des parchemins de toutes sortes étaient étalés sur le sol, et Denis avait le visage ensanglanté avec un nez qui semblait cassé.

Paralysé par ce qu'il voyait, le jeune homme regarda le corps inconscient. Serait-il renvoyé pour avoir lancé un sort à un élève ? Sûrement pas, Maugrey Fol-¼il (ou plutôt Barty Croupton junior) avait bien transformé Malfoy en fouine lors de sa quatrième année. Mais si Denis était mort, dans ce cas ce ne serait pas le renvoi mais la prison.

Soudain, une porte claqua au loin.




# Gepost op donderdag 30 augustus 2007, 04u44

Gewijzigd op donderdag 27 augustus 2009, 15u10

dur passage

dur passage
Quelques instants plus tard, le bruit d'une personne frappant à la porte se fit entendre. Ne sachant quoi faire, Harry resta silencieux, il se pinça (peut-être que ce n'était qu'un cauchemar), mais il dut se pincer un peu trop fort car il cria :
_Aïe!
_Harry?
Soudain, Harry eut une sorte de folie, comme si s'était une autre personne qui parlait à sa place il s'écria :
_GINNY!
Quel idiot, l'erreur à ne pas commettre, il l'avait commise, qu'allait-il faire? Si jamais elle entrait ce serait horrible.
_Je peux entrer?
_NON!
_Pourquoi?
_Euh... Parce que... Je suis aux toilettes.
_Impossible.
_Et pourquoi donc
_Parce que les toilettes sont à l'autre bout de la salle et qu'elles sont parfaitement asonorisées. Par conséquent je ne pourrai pas entendre un son même si tu criais.
_Dire que je pensais qu'il n'y avait qu'Hermione pour penser comme ça.
._Alors, tu ouvre ou c'est moi qui ouvre.
Elle avait parlé d'un ton menaçant, ce qui aux yeux d'Harry était très mauvais présage.
_Bon, je vais t'ouvrir, mais je dois... vérifier quelque chose.

Lentement, il s'avança vers le corps inerte de Roden, plaqua sa main sur son c½ur : il était mort. Soudain, Ginny entra et eut un petit moment sans expression, abasourdie par ce qu'elle voyait. Harry ne sut combien de temps s'écoula; une seconde, une minute, une heure, avant que Ginny pousse un cri à faire péter les tympans. Il eut le réflexe de mettre la main devant la bouche de son ex-petite amie, mais trop tard. Peeve, le fantôme farceur, avait une tête et une main pleine de bombabouse qui dépassait du mur. Il était tellement déconcerté qu'il oublia même de leur jeter sa bombabouse. Mais tout comme Ginny, il cria tout aussi horriblement,, à la seule différence près que lui se déplaçait dans tout le château afin que tous le monde eut l'occasion de l'entendre une fois de plus.

Heureusement, quand il passa à nouveau devant la salle de Défense Contre les Forces du Mal, Harry brandit sa baguette et lança:
_Silencio.
Mais c'était trop tard, un petit groupe de Serdaigle et de Gryffondor regardaient avec tous les professeurs (McGonagall en tête) Harry, toujours en position pour jeter un sort à n'importe qui.

_Que ce passe -t-il, Harry demanda Minerva d'un air sévère.
_Ben...
_Mais encore?
_Je crois qu'il serait préférable que vous soyez la seule à voir ça.
_Seule? Vous voulez dire les autres professeurs et moi?
_Non! Que vous!
_Potter, pensez-vous que les enseignants de cette école ne sont pas digne de confiance.

Harry remarqua qu'elle l'avait appelé par son nom, comme à son habitude quand elle était son professeur de métamorphose. Et cela avait toujours l'effet de l'empêcher d'argumenter. Ce fut donc avec regret qu'il laissa tous les enseignants entrer. À peu près chaque personne qui voyait le corps sursautait. Certain lui donnait des baffes pour s'en assurer. Quand les joues de Roden étaient très rouge et que les sursauts avaient cessé, tous les professeurs s'assirent autour du bureau d'Harry, occupé par Minerva qui était très pâle quand elle parla:
_Ce qui arrive est catastrophique. La mort d'un élève! Harry, comment cela s'est-il passé?
_Je... J'étais avec Roden, j'étais en train de... parler avec lui quand il m'avoua avoir touché Ginny à un endroit assez...
un endroit qu'une personne galante ne touche pas. Et... comme je suis très attaché à elle, je me suis emporté et je l'ai stupéfixé.
_Stupéfixé!
_Tu l'as tué en le stupéfixant, s'étonna le professeur Chourave, c'est impossible! N'est-ce pas professeur Flitwitck?
_Je ne peux pas dire, je ne crois pas que ce se soit déjà vu mais si le sortilège est d'une puissance gigantesque, il est possible que le c½ur soit lui aussi stupefixé ou même éclaté , mais je ne pense pas que Harry est un tel pouvoir.
_Ne sous-estimé pas les pouvoirs d'Harry, professeur Flitwitck, ils sont peut être aussi puissant que ceux de Vous-Savez-Qui et Dumbledore réunis.

Bien que les autres n'en avaient pas l'air sûr, la réplique du professeur McGonagall lui avait fait beaucoup de bien, comme s'il était devenu plus fort, plus puissant, et même plus confiant en lui. L'heure suivante fut consacrée à donner des idées pour justifier le décès de Roden. Tous les professeurs imaginaient des choses plus ou moins plausible. Seuls Tonks et Slughorn étaient silencieux, tous les deux étaient très pâles, Tonks semblait se méfier de tout et ses cheveux légèrement blanchis n'arrangeaient rien à sa pâleur.


Par la suite, le jeune professeur ne put s'empêcher d'être soupçonneux à son égard et à celui de Slughorn, mais l'arrivée d'un mot transmis par une élève en sueur lui fit oublier ses soupçons pour un moment :

Harry, viens immédiatement dans mon bureau.

Minerva


Pourquoi cet empressement à le voir ? Qu'y avait-il de si grave pour qu'elle laisse plusieurs tâches d'encre sur ce petit bout de parchemin, alors qu'elle était réputée pour être si tatillonne ? Ce fut donc très curieux qu'il dit le mot de passe devant la gargouille du bureau de la directrice qui pivota sur elle-même l'emportant en face de la porte directoriale. En oubliant de frapper, il l'ouvrit et eut la surprise (et le regret) de revoir cette tête de lion qu'avait le premier ministre : Rufus Scrimgeour.

_Harry! Vous voilà enfin! Monsieur le ministre à besoin de vous parler c'est ...
_De te parler seul, coupa Scrimgeour en lançant un regard froid au professeur McGonagall. Il va falloir que te nous laissez, Minerva.
_Sachez, monsieur le premier ministre, que je suis la directrice de cette école, et par conséquent, c'est moi qui décide ce qui se passe ici, donc je vais rester ici pendant toute votre conversation.
_NE ME PARLE PAS COMME ÇA, MINERVA.
_De plus, reprit-elle tout aussi calmement, je n'ai pas le souvenir qu'on ait cultivé des citrouilles ensembles, donc ne me tutoyez pas et ne m'appelez pas Minerva.

Pendant un moment, Harry crut que Scrimgeour allait sortir sa baguette mais il se contenta de dire :
_Très bien, madame la directrice, maintenant parlons de Mr Potter qui ait accusé de meurtre sur la personne de Denis Roden, n'est-ce pas Mr Potter?
Mais ce fut le professeur McGonagall qui cria:
_COMMENT!? C'EST IMPOSSIBLE! QUI VOUS A DIT ÇA ?
_Mes sources ne vous concernent pas, madame, après tout, nous n'avons pas cultivé des citrouilles ensembles.
_POTTER, N'A JAMAIS TUÉ PERSONNE, ET VOUS LE SAVEZ PARFAITEMENT.C'EST...
_C'est inutile de le nier, Minerva, j'avoue avoir tué Roden.
_Vous avouez?! S'étonnèrent-ils d'une même voix.
_Oui, j'avoue.
_Parfait, dans ce cas là, je vous arrête pour le meurtre de Denis Roden.

Après que Rufus Scrimgeour lui mis des menottes, il sortit du bureau en premier, la tête haute.



# Gepost op woensdag 05 september 2007, 10u51

Gewijzigd op donderdag 27 augustus 2009, 15u22

les conséquences d'un meurtre

les conséquences d'un meurtre
Lorsque que Harry fut arrivé à la dernière marche de l'escalier directorial, il remarqua la présence d'une groupe d'aurors, tous ayant leurs baguettes brandit vers lui, comme s'ils s'attendaient à ce qu'il provoqua un duel à quinze contre un. Ils abaissèrent leurs armes quand Scrimgeour poussa Harry à l'aide d'un grand coup de pied dans le dos. Celui-ci bascula et tomba sur le sol froid, ne pouvant se relever comme une tortue sur sa carapace. Après les rires moqueurs des nombreuses personnes présentes, deux mains poilues le relevèrent avec la douceur d'un troll des montagnes. Ce fut avec horreur que le jeune homme s'aperçut de l'identité du personnage; Fenrir Greyback. Pourquoi ce monstre sanguinaire était-il parmi un groupe de chasseurs de mangemorts, lui, partisan de Voldemort, lui, qui s'était battu contre la défense de Poudlard l'année précédente, lui, qui sauvagement avait défiguré Bill Weasley.

Cette pensée fut suivie d'un douloureux pincement au c½ur; il aurait tant voulut voir le frère de la victime, au moins pouvoir lui dire "au revoir". Harry imagina les têtes déconcertées et désespérées de Ron et d'Hermione, ainsi que celles de Neville, Luna et Ginny. Mais est-ce que Ginny pourrait encore le regarder dans les yeux, en sachant que son ex-petit ami n'était qu'un meurtrier, qui avait assassiné par jalousie. Une boule se forma à l'intérieur de sa gorge, pas à cause du stress ou de la panique, mais de tristesse, il le savait, elle ne lui parlerait plus, ne l'admirerait plus, au contraire, on pourra lire du dégout à travers ses beaux yeux marrons. Si seulement il pourrait avoir la preuve que tout ceux qu'il pensait été faux.

Harry marcha soudain plus lentement, puis s'arrêta au coin du mur. Une foule d'élèves, de fantômes, et de professeurs était rassemblée là, certains élèves de Serpentard criaient des injures telles que "à bas l'assassin", "sale tueur", "on veut pas de meurtrier à Poudlard". Mais elles étaient presque inaudibles à coté des applaudissements assourdissant du reste de la foule. Certains hurlaient que le professeur de Défense Contre les Forces du Mal serait toujours aimé à Poudlard, que le ministère n'était qu'un tas de bombabouses puant, que même au meilleur cela arrive de s'emporter...
Une bouffée de joie remplit alors le corps d'Harry, mais ce ne fut rien comparé au bonheur qu'il éprouva quand Ginny vînt lui poser un doux baiser sur la joue droite. Malgré les hurlements du ministre pour faire taire le brouhaha incroyable, la foule redoubla d'efforts quand Peeve commença à chanter:

"Potteeerr!! Potteeeeeerr!! ♪ ♪
Tu resteras dans nos c½urs♪♪♫♪♪♪
Et on voudrait te délivrer ♪♫♪♪♫
De cette bande de-e tarés ♪♫♫♪♫
Mais que veux-tu qu'on fasse♫♫♫
Je sais qu'on est des masses♫♫♫
Mais nous n' pouvons rien faire♫♫♫
Face au stupide-e ministère♪♪♪♪♫
Mais tu seras dans nos c½urs ♪♪♫♪♪♪
C'est pour ça qu'on reprend en ch½ur♪♪♪♫♪♪♪

A ce moment là, la foule entière, professeurs et fantômes compris, chantèrent d'une seule voix ce refrain pendant que la troupe d'aurors précipita Harry loin de ce chant de provocation pour eux, et ce chant d'espoir pour le concerné.

Une fois le portail traversé, Greyback serra le prisonnier étroitement, le jeune homme sentit son haleine nauséabonde, et puis ils transplanèrent. Pendant ce pénible voyage, Harry ne put s'empêcher de fermer les yeux, il s'aperçut avec plaisir que la désagréable sensation décrassement devenait moins violente. Quand il les ouvrit de nouveau, il crut d'abord être dans la forêt interdite, mais après une légère observation, il remarqua que l'impression qu'un danger pouvant arriver n'importe quand n'était pas là, de plus, il était impossible de transplaner à l'intérieur de l'enceinte de Poudlard. Ce dégageant tant bien que mal des bras du loup-garou, Harry respira quelques secondes puis demanda:
"_Où sommes-nous?
_Près de ta future maison, Potter, répondit Scrimgeour avec un sourire sur les lèvres."

Soudain, un froid glacial l'engourdit, une terreur l'envahit et il les vit, ils étaient des centaines, volant autour d'un grand bâtiment, pas très large mais d'une hauteur inimaginable. Des détraqueurs approchèrent de lui, glissant lentement, puis, de plus en plus vite. Harry mit la main dans sa poche, toucha sa baguette, par miracle ils ne l'avaient pas enlevée. Ne sachant quoi penser, il cria "spero patronum", mais seul une vapeur blanche en sortit pour se dissiper immédiatement, il réessaya sa tentative, mais depuis qu'il avait quitté Poudlard le bonheur était quelque chose d'irréelle, Il entendit un cri aigu, de souffrance, de désespoir. Et soudain...
_"SPERO PATRONUM"
Une araignée gigantesque se précipita sur les détraqueurs. Harry se retourna, il vit alors le seul et unique membre de sa famille, la baguette levée. R.A.B. était là pour l'aider, il avait retrouvé son arrière grand-oncle, il allait tuer Voldemort, il allait sauver le monde des sorciers. Les mots partirent tous seuls de sa bouche, et le cerf argenté vînt à la rescousse de l'autre patronus.

Ronald jeta un sortilège de stupéfixion à un homme barbu, et Harry désarma Greyback, stupéfixa deux autres personnes et sentit la baguette d'une personne fendre l'air derrière son dos. Le sortilège lancé toucha Greyback qui était à terre, Harry se retourna et vit... Tonks en plein combat avec trois personnes. Sept personnes du côté du ministère combattaient encore. Le jeune professeur se chargea de deux personnes dont une était le ministre, l'autre ne fut pas difficile à maîtriser mais malgré son âge, Scrimgeour montra ses talents d'auror à plusieurs reprises:
"_Stupéfix!
_Loupé, Potter! Et c'est vous qui enseignez les Défense Contre les Forces du Mal à Poudlard! Décidément, McGonagall est vraiment folle."
Mais pendant qu'il rigolait, Harry s'écria:
_ENDOLORIS!

Scrimgeour fut touché de plein fouet, il tomba par terre, se tortilla, hurla, pleura. Tout le monde se tourna vers cette scène d'horreur. Quand le jeune homme arrêta le sort, le ministre essaya de se relever, brandit sa baguette vers Harry, mais celui-ci murmura:
_Avada Kedavra!
Le vieil homme s'écroula sur le sol dur, le visage d'une pâleur extrèmes, les yeux grands ouverts.

Pendant un court instant, un silence pesant se forma entre les six personnes encore vivantes. Puis, le reste des aurors transplanèrent. Harry regarda Tonks, celle-ci avait les cheveux foncées, un air triste qu'elle avait eut au cours de l'année précédente. Tous deux s'observèrent, avant qu'Harry prenne la parole:
"_Qu'est-ce que tu fais ici? Je te croyais à Poudlard!
_Le professeur McGonagall m'a demandé de me mêler parmi le groupe d'aurors."

Elle posa soudain son regard sur R.A.B. et lui demanda:
"_Qui êtes-vous? Et que faite-vous ici?
_Je suis l'arrière grand-oncle d'Harry. J'avais un rendez-vous avec lui, mais il a été interrompu par la visite du ministre, voyant ça, je me suis renseigné sur la raison et on m'a dit qu'Harry avait tué un élève. J'ai donc décidé d'aller tout de suite à Askaban. Mais ne traînons pas! Venez! Suivez-moi!"

Les regards d'Harry et de Tonks se croisèrent mais ils ne dirent pas un mot, exécutant les ordres de Ronald. Ils s'engouffrèrent dans la forêt, marchant toujours tout droit pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'ils arrivèrent dans une petite clairière. Étrangement, les arbres paraissaient plus touffus, ne laissant apparaître que de très rares éclaircies de lumière, l'air était plus froid, seuls quelques serpents se faufilaient parmi les feuilles mortes.

Soudain, Tonks se retourna précipitamment, la baguette tendue vers un buisson touffu. Harry leva sa baguette à son tour, quand cinq hommes surgirent de toutes parts. Tous étaient encapuchonnés d'une grande cape noire et d'un masque de même couleur. Un des mangemort s'avança légèrement vers eux, et déclara d'une voix froide:
"_Excellent travail, Dan! Le Seigneur des Ténèbres sera fier de vous.
_Il l'a toujours été, Malfoy, et le sera toujours, il sait qui sont ses plus fidèles partisans."

Harry eut un sentiment d'incompréhension, pourquoi Lucius Malfoy appelait Ronald Dan? Et pourquoi semblait-il se connaître alors qu'ils étaient dans deux camps différents? Soudain, Ronald pointa l'extrémité de sa baguette sur sa tempe et son visage se métamorphosa en celui du contrôleur du magicobus. Il ne put s'empêcher de s'exclamer:
"_Dan!
_Oui, Potter! Répondit Malfoy, mais vous vous connaissez, n'est- ce pas? Vous vous êtes déjà rencontré dans le magicobus.
_Quoi! Mais, c'est impossible! Il a détruit un Horc...
_NON, JE NE L'AI PAS DÉTRUIT! Le Seigneur des Ténèbres ne m'a pas dit où il était et je serais toujours le plus fidèle de tous ses servant, jamais je n'aurais tenté de faire quelque chose qui pourrait le nuire."

Harry s'aperçut que cela était évident, qu'il avait été pris dans un piège, qu'il s'était conduit stupidement. Il remarqua aussi que seul Dan et lui avaient l'air comprendre leur conversation. Visiblement, Voldemort avait jugé inutile de révéler aux autres la base de sa presque immortalité.

"_Maintenant, appelons le Seigneur des ténèbres, reprit Malfoy en posant sa baguette sur la marque de son bras gauche."
Une douleur cuisante frappa la cicatrice d'Harry, il avait la sensation qu'elle se déchirait en deux; il allait être là dans quelques minutes. Il entendit alors Tonks murmurer: "renvercanerum", cette formule il l'avait déjà lu quelque part; dans un livre que McGonagall lui avait donné. Ces bouquins étaient remplis de sortilège, il se souvînt que le professeur McGonagall lui avait dit " lisez –les et si vous avez confiance en vous, vous les saurez." Il regarda alors ce que faisait Tonks et vit qu'elle posait l'extrémité de sa baguette contre le sol. Il fit de même, rassembla dans sa tête tous les souvenirs des moments où il lisait ces livres et murmura d'une voix douce: "renvercanerum".

Le sol commença à trembler, les baguettes des mangemorts sautèrent de leurs doigts, puis... Avec le bruit d'un coup de tonnerre, le sol se remplit d'un gigantesque rayon jaune, éclatant à chaque fois qu'il touchait un mangemort, s'adoucissant quand il touchait Harry ou Tonks, puis il explosa dans un flot de couleurs, ne laissant que des corps évanouis, pendant que les deux professeurs transplanèrent après s'être jeté hors de la zone d'anti-transplanage.

# Gepost op dinsdag 06 november 2007, 17u47

Gewijzigd op donderdag 27 augustus 2009, 15u58

dangereuse décision

dangereuse décision
Les yeux fermés, Harry tomba sur le sol dur, emportant ainsi Tonks qu'il tenait fermement. Ses paupières s'ouvrirent, et il fut ravi que pour une fois qu'il était par terre devant Tonks, celle-ci ne le regardait pas debout sur ses deux jambes; ce qu'il avait toujours trouvé un peu humiliant.

Quand les deux personnes se relevèrent, Harry remarqua un paysage qui lui était inconnu. De grandes montagnes apparaissaient au loin, légèrement blanchies aux sommets, un petit village avait été construit à quelques kilomètres de l'endroit où ils étaient.

Il regarda Tonks d'un regard interrogateur qui lui expliqua qu'ils étaient à l'endroit où ses parents et elle venaient souvent quand elle ne dépassait pas les un mètre trente. Harry observa de nouveaux les montagnes et demanda à Tonks:
_On est où exactement?
_En France, ça s'appelle les pirrénys, ou quelque chose de ce genre. Mais peu importe, il va falloir nous protéger et trouver un refuge. Viens!

D'un pas énergique elle alla directement vers le village, Harry la suivit, courant presque à coté d'elle. Il ne croyait pas qu'elle pouvait être aussi rapide, avec la pensée d'un Hagrid version féminine et moins grande, Harry arriva enfin à sa hauteur, au moment où Tonks s'arrêta à l'entrer du village.

Le jeune homme eut la déception de ne pas reconnaître un village français tel que dans son imagination. Il s'attendait à voir des guitaristes portant des bérets et une petite moustache, chantant des sérénades à de jolies demoiselles aux beaux yeux. Mais après une brève observation, Harry songea que les femmes étaient loin d'être de jolies demoiselles, peut être à cause de leurs grands âges. De plus, les messieurs ne semblaient pas éprouver le désir de chanter mais plutôt de s'asseoir tranquillement et boire un petit verre de vin.

Soudain, Tonks, se précipita vers une maison particulièrement laide de couleurs, et frappa délicatement sur la porte de bois, menaçant de tomber à chaque instant. Visiblement, la personne vivant là ne pouvait être qu'un moldu. Ils attendirent quelques secondes, puis une voix rugueuse se fit entendre dans des grognements, et des insultes. Quand la porte laissa apparaître le propriétaire, Harry sortit précipitamment sa baguette. Fenrir Greyback était devant eux, la langue sur les lèvres.
_Bonjour, Tonks! Le voyage fut agréable?
_Co...comment... Qu'est ce que tu fais ici?
_J'ai simplement pensé que tu finiras par venir ici, mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que se soit aussi tôt.
_Nous avons eut un petit incident, mais je te raconterai ça à l'intérieur, il ne faut pas qu'on nous voit, surtout Harry.

Greyback se tourna vers le jeune homme à la baguette brandis. Des mots sortirent de ses lèvres mais Harry ne les entendirent pas. Comment se faisait-il que cet assassin était là, en plein village moldu? Pourquoi est-ce qu'il parlait avec Tonks comme s'ils se connaissaient très bien? Pour quelle raison, l'homme ayant blessé gravement Bill semblait du même côté que la famille de la victime. Soudain, Tonks suivit Greyback à l'intérieur de la maison, en tirant le jeune professeur par le bras. Celui-ci jeta un regard un nouveau regard au mangemort, il n'avait plus l'air menaçant comme le jour de la mort de Dumbledore, au contraire, il avait un air de bon sorcier, ayant eut une bonne vie, sans jamais n'avoir fait aucun mal à personne.

Au moment où Harry voulut prendre la parole, il fut coupé par une voix étrangement familière, il se retourna, et aperçut la grand-mère de Neville, un plateau de gâteaux à la main. Abasourdi, il lança à Tonks un regard interrogateur mais ce fut la vielle dame qui répondit:
Tu es ici chez moi, Harry, et Fenrir est mon invité.
_Comment... Comment est-ce possible? Greyback (enfin... Fenrir) est un partisan de Voldemort, il a sauvagement attaqué Bill Weasley l'année précédente, il...
Mais le jeune homme s'arrêta précipitamment, un pincement au c½ur, il vit la tête de Greyback baissée, un instant il crut que c'était une feinte, que le loup-garou allait éclater de rire en sortant sa baguette pour la pointer en direction d'Harry. Mais non, les larmes coulaient presque dans ses yeux, Fenrir Greyback releva la tête vers Harry, et dit:
_Je suis désolé, mais je n'avais pas le choix. Si je n'attaquais personne, le Seigneur des Ténèbres aurait su que je n'étais plus de son côté. Je faisais un parfait espion, je maîtrise parfaitement l'occlumencie, et en plus c'est moi qui dirigeais les autres loups-garous.

Étrangement, même après avoir vécu six ans dans le même château que Rogue, il n'avait jamais réussi à lui faire confiance, et en voyant ce mangemort bouleversé par ce qu'il avait fait, cette sensation l'envahissait. Déconcerté par ce qu'il faisait, n'osant même le croire, Harry avança sa main, pour tapoter l'épaule de Fenrir Greyback, le loup-garou qui avait fait tant de mal, celui qui avait mordu Lupin, celui qui était réputé pour être le plus cruel de tous. Un sourire jaillit sur le visage du nouvel homme, une larme coula sur celui de Tonks, une grimace pleine d'émotions sur les lèvres du jeune homme, et ces mots sortirent de la bouche de la grand-mère:
_Bon ben, c'est pas tout mais ils vont refroidir mes gâteaux, mangez-les j'ai passé une heure à les faire.

Tous quatre éclatèrent de rire, dégustèrent ces excellent gâteaux, qui, aux yeux d'Harry, étaient bien meilleurs que ceux d'Hagrid. Après que tout le monde avait le ventre bien rond, Tonks demanda:
_Est-ce qu'on pourrait avoir une tente pour camper à quelques pas de là, madame ?
_Quoi! Camper alors que vous pouvez dormir ici, certainement pas!
_Oh! Merci beaucoup, c'est très g...
_Mais avez-vous quand même une tente, coupa Harry, nous ne pourrons pas rester éternellement ici.
_Ah!? Et pourquoi?
_Et bien, parce que Dumbledore m'a donné une mission avant qu'il meurt, et je voudrais commencer le plus vite possible.

Les regards se posèrent sur lui, puis Tonks reprit:
_Harry, il y a beaucoup de personnes qui sont à la recherche des Horcruxes, toi, il faut mieux te protéger.
_Moi! Ma vie n'est pas si importante, pas plus qu'une autre en tout cas.
_Potter, il ne faut pas que vous quittez cette maison. C'est un endroit très sécurisé, en plus, vous avez Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom à votre recherche, ainsi que tout le ministère à cause de votre meurtre, vous ne pouvez aller nulle part. Cette maison est votre seul vrai refuge. La grand-mère de Neville avait pris le ton sévère des moments où elle parlait à son petit-fils.
_Non! J'en ai aucun! Même Poudlard n'est plus sécurisé pour moi à présent.

Soudain, il pensa à Ron, à Hermione, ils étaient les seuls personnes à vraiment pouvoir l'aider. Il se tourna vers Tonks et lui dit:
_Nous devons aller à Poudlard. Nous devons récupérer Ron et Hermione.

# Gepost op zondag 11 november 2007, 05u30

Gewijzigd op donderdag 27 augustus 2009, 16u10