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dangereuse décision

dangereuse décision
Les yeux fermés, Harry tomba sur le sol dur, emportant ainsi Tonks qu'il tenait fermement. Ses paupières s'ouvrirent, et il fut ravi que pour une fois qu'il était par terre devant Tonks, celle-ci ne le regardait pas debout sur ses deux jambes; ce qu'il avait toujours trouvé un peu humiliant.

Quand les deux personnes se relevèrent, Harry remarqua un paysage qui lui était inconnu. De grandes montagnes apparaissaient au loin, légèrement blanchies aux sommets, un petit village avait été construit à quelques kilomètres de l'endroit où ils étaient.

Il regarda Tonks d'un regard interrogateur qui lui expliqua qu'ils étaient à l'endroit où ses parents et elle venaient souvent quand elle ne dépassait pas les un mètre trente. Harry observa de nouveaux les montagnes et demanda à Tonks:
_On est où exactement?
_En France, ça s'appelle les pirrénys, ou quelque chose de ce genre. Mais peu importe, il va falloir nous protéger et trouver un refuge. Viens!

D'un pas énergique elle alla directement vers le village, Harry la suivit, courant presque à coté d'elle. Il ne croyait pas qu'elle pouvait être aussi rapide, avec la pensée d'un Hagrid version féminine et moins grande, Harry arriva enfin à sa hauteur, au moment où Tonks s'arrêta à l'entrer du village.

Le jeune homme eut la déception de ne pas reconnaître un village français tel que dans son imagination. Il s'attendait à voir des guitaristes portant des bérets et une petite moustache, chantant des sérénades à de jolies demoiselles aux beaux yeux. Mais après une brève observation, Harry songea que les femmes étaient loin d'être de jolies demoiselles, peut être à cause de leurs grands âges. De plus, les messieurs ne semblaient pas éprouver le désir de chanter mais plutôt de s'asseoir tranquillement et boire un petit verre de vin.

Soudain, Tonks, se précipita vers une maison particulièrement laide de couleurs, et frappa délicatement sur la porte de bois, menaçant de tomber à chaque instant. Visiblement, la personne vivant là ne pouvait être qu'un moldu. Ils attendirent quelques secondes, puis une voix rugueuse se fit entendre dans des grognements, et des insultes. Quand la porte laissa apparaître le propriétaire, Harry sortit précipitamment sa baguette. Fenrir Greyback était devant eux, la langue sur les lèvres.
_Bonjour, Tonks! Le voyage fut agréable?
_Co...comment... Qu'est ce que tu fais ici?
_J'ai simplement pensé que tu finiras par venir ici, mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que se soit aussi tôt.
_Nous avons eut un petit incident, mais je te raconterai ça à l'intérieur, il ne faut pas qu'on nous voit, surtout Harry.

Greyback se tourna vers le jeune homme à la baguette brandis. Des mots sortirent de ses lèvres mais Harry ne les entendirent pas. Comment se faisait-il que cet assassin était là, en plein village moldu? Pourquoi est-ce qu'il parlait avec Tonks comme s'ils se connaissaient très bien? Pour quelle raison, l'homme ayant blessé gravement Bill semblait du même côté que la famille de la victime. Soudain, Tonks suivit Greyback à l'intérieur de la maison, en tirant le jeune professeur par le bras. Celui-ci jeta un regard un nouveau regard au mangemort, il n'avait plus l'air menaçant comme le jour de la mort de Dumbledore, au contraire, il avait un air de bon sorcier, ayant eut une bonne vie, sans jamais n'avoir fait aucun mal à personne.

Au moment où Harry voulut prendre la parole, il fut coupé par une voix étrangement familière, il se retourna, et aperçut la grand-mère de Neville, un plateau de gâteaux à la main. Abasourdi, il lança à Tonks un regard interrogateur mais ce fut la vielle dame qui répondit:
Tu es ici chez moi, Harry, et Fenrir est mon invité.
_Comment... Comment est-ce possible? Greyback (enfin... Fenrir) est un partisan de Voldemort, il a sauvagement attaqué Bill Weasley l'année précédente, il...
Mais le jeune homme s'arrêta précipitamment, un pincement au c½ur, il vit la tête de Greyback baissée, un instant il crut que c'était une feinte, que le loup-garou allait éclater de rire en sortant sa baguette pour la pointer en direction d'Harry. Mais non, les larmes coulaient presque dans ses yeux, Fenrir Greyback releva la tête vers Harry, et dit:
_Je suis désolé, mais je n'avais pas le choix. Si je n'attaquais personne, le Seigneur des Ténèbres aurait su que je n'étais plus de son côté. Je faisais un parfait espion, je maîtrise parfaitement l'occlumencie, et en plus c'est moi qui dirigeais les autres loups-garous.

Étrangement, même après avoir vécu six ans dans le même château que Rogue, il n'avait jamais réussi à lui faire confiance, et en voyant ce mangemort bouleversé par ce qu'il avait fait, cette sensation l'envahissait. Déconcerté par ce qu'il faisait, n'osant même le croire, Harry avança sa main, pour tapoter l'épaule de Fenrir Greyback, le loup-garou qui avait fait tant de mal, celui qui avait mordu Lupin, celui qui était réputé pour être le plus cruel de tous. Un sourire jaillit sur le visage du nouvel homme, une larme coula sur celui de Tonks, une grimace pleine d'émotions sur les lèvres du jeune homme, et ces mots sortirent de la bouche de la grand-mère:
_Bon ben, c'est pas tout mais ils vont refroidir mes gâteaux, mangez-les j'ai passé une heure à les faire.

Tous quatre éclatèrent de rire, dégustèrent ces excellent gâteaux, qui, aux yeux d'Harry, étaient bien meilleurs que ceux d'Hagrid. Après que tout le monde avait le ventre bien rond, Tonks demanda:
_Est-ce qu'on pourrait avoir une tente pour camper à quelques pas de là, madame ?
_Quoi! Camper alors que vous pouvez dormir ici, certainement pas!
_Oh! Merci beaucoup, c'est très g...
_Mais avez-vous quand même une tente, coupa Harry, nous ne pourrons pas rester éternellement ici.
_Ah!? Et pourquoi?
_Et bien, parce que Dumbledore m'a donné une mission avant qu'il meurt, et je voudrais commencer le plus vite possible.

Les regards se posèrent sur lui, puis Tonks reprit:
_Harry, il y a beaucoup de personnes qui sont à la recherche des Horcruxes, toi, il faut mieux te protéger.
_Moi! Ma vie n'est pas si importante, pas plus qu'une autre en tout cas.
_Potter, il ne faut pas que vous quittez cette maison. C'est un endroit très sécurisé, en plus, vous avez Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom à votre recherche, ainsi que tout le ministère à cause de votre meurtre, vous ne pouvez aller nulle part. Cette maison est votre seul vrai refuge. La grand-mère de Neville avait pris le ton sévère des moments où elle parlait à son petit-fils.
_Non! J'en ai aucun! Même Poudlard n'est plus sécurisé pour moi à présent.

Soudain, il pensa à Ron, à Hermione, ils étaient les seuls personnes à vraiment pouvoir l'aider. Il se tourna vers Tonks et lui dit:
_Nous devons aller à Poudlard. Nous devons récupérer Ron et Hermione.

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 05:30

Modifié le jeudi 27 août 2009 16:10

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